K A L A S H C A L I N
Quand j'étais petite, il m’arrivait de pleurer parce que je n’obtenais pas ce que je voulais. Mais on me rappelait que j'avais de la chance de vivre dans un pays où je pouvais manger à ma faim et où il n'y avait pas de guerre. Je m’imaginais donc les autres enfants, sous les bombes, maigres et désespérés, en me disant « J’ai bien de la chance. »
Il y a quelques mois maintenant, notre président a ouvertement parlé de ses inquiétudes concernant une potentielle propagation des conflits en Europe, notamment avec l’invasion de l'Ukraine. Il s’est positionné tel un chef d’armée en insistant sur le renforcement de la Défense et cela même avant le début du conflit Israélo-palestinien.
La "Kalash Câlin" est une œuvre qui interroge le réconfort paradoxal que peut apporter la guerre lorsqu'on ne la subit pas directement. En revisitant un objet emblématique de la violence – une Kalachnikov – sous la forme d'une peluche; elle symbolise une étrange forme de sécurité.
L'œuvre incarne la tension entre le monde des conflits et le refuge mental que l'on se crée pour se consoler de sa propre vie. La kalash est présente dans notre quotidien. On la câline, on se blottit contre elle, et en la caressant on se dis: « Ma vie est si douce »






